Épisode 4 – C’est comment là en bas ?

Podcast

T’es-tu retrouvée parfois en consultation ou en examen à ne pas savoir de quoi on parlait ? Et tu n’as pas toujours demandé des explications ? Alors cet épisode est là pour toi !

On se retrouve de l’autre côté tout de suite !

Bienvenue sur le podcast « L’endométriose au quotidien », dédié aux femmes qui veulent améliorer leur vie avec l’endométriose. Ici, tu trouveras des propositions, des informations et des partages pour vivre avec plus de liberté chaque jour. Ce podcast est une source pour t’encourager à prendre en main ta santé, ne pas laisser la maladie décider à ta place, pour aller de l’avant et vivre pleinement ta vie avec joie et légèreté.

Je suis Stéphanie Delmas-Bellaud. Je vis avec l’endométriose et je suis naturopathe, formatrice, énergéticienne Reiki, spécialisée dans l’accompagnement naturel de l’endo.

Je te dis à tout de suite dans l’épisode et bonne écoute !

Retranscription de l’épisode 4

Hello, hello, bienvenue dans cet épisode du podcast L’endométriose au quotidien. Je suis de nouveau ravie de te retrouver ici et vraiment aujourd’hui je me suis demandé, oh Steph, dans quoi tu t’embarques de vouloir expliquer dans un podcast comment c’était physiquement là en bas ? Tu n’as que du son, pas d’image, comment tu vas faire ? Et est-ce bien pertinent de vouloir faire ça ? 

Et puis je me suis souvenu d’une phrase qui, à l’époque, m’avait à la fois choquée et à la fois parue comme tellement vraie. C’était dans une interview, ou une formation que je suivais, je ne sais plus trop, et je suis incapable de me rappeler qui étaient les protagonistes. Une chose est sûre, c’était deux femmes. Je me souviens même plus du thème précisément. C’était en tout cas en rapport avec le système génital féminin, et justement, comment il était fait. Elle parlait de cette méconnaissance quasi systématique de notre anatomie et de notre fonctionnement. Cette méconnaissance s’appliquait, surtout aux femmes elles-mêmes, sur elles-mêmes.

La phrase-choc, à ce moment-là, a été « C’est quand même dingue que nous ne soyons pas la première personne à nous connaître à ce niveau-là. » Wow, l’effet d’une grosse claque ! Et puis ajouter « Et que ce soit d’autres personnes, conjoints, médecins, gynéco, sages-femmes, qui voient plus que nous-mêmes cette partie de notre anatomie. » Bing ! Deuxième claque ! 

Puis très vite, je me souviens m’être dit, finalement c’est tellement vrai. La faute à qui ? Et attention, je ne vais accuser personne bien sûr. Déjà, physiquement c’est pas gagné, à moins d’être contorsionniste, pas évident de regarder nos parties génitales en face. Nous ne sommes pas la moitié de l’humanité avantagées de ce côté-là. Et mon cerveau ajoute, entre autres, c’est mon côté féministe qui ressort régulièrement. Et puis il y a la pudeur, qui peut être tout à fait personnelle, en plus de ne pas avoir appris à oser.

Car je pense qu’au final, un des plus grands freins à ne pas se connaître est sociétal. Notre héritage de la culture judéo-chrétienne où le corps est caché, méprisé, est pour moi l’une des sources de cette méconnaissance. Sans parler du patriarcat qui est tellement ancré dans notre mémoire collective et qui nous insuffle encore aujourd’hui que notre corps ne nous appartient pas. Il y aurait tellement à débattre là-dessus, et toujours à se battre d’ailleurs.

Il y a l’éducation sexuelle, qu’elle soit faite ou pas dans le cadre familial, la transmission de femme en femme, ou à l’école où les schémas de l’appareil reproducteur féminin ne sont même pas complets. L’aviez-vous remarqué ? Il manque au moins le clitoris. À ce moment-là, je me suis sentie toute bête, mais cette phrase a été un déclic pour moi.

Alors quand ces personnes ont proposé simplement d’aller regarder d’un peu plus près, avec un miroir par exemple, le soir même j’ai expérimenté. Et à cette époque, je me suis sentie vraiment vraiment encore une fois toute bête parce que j’avais déjà 40 ans passé et j’avais déjà eu mes filles. Ça me rappelle une autre anecdote, si c’en est une. Moi je n’avais jamais entendu parler du Périnée et de son importance avant la rééducation périnéale après la naissance de ma première fille. C’est quand même dingue non ? 

Avec tout cela, c’est comment ? En bas. Et si tu en profitais pour te découvrir en même temps, c’est l’occasion. Tu peux t’asseoir et prendre un miroir, et oui, pas de tabou ici, ou encore regarder les schémas que je t’ai mis dans les notes du podcast. Parce que la visualisation réelle, en plus de la voix, c’est top. 

D’ailleurs, en aparté, et comme je te l’ai dit plus haut, c’est compliqué de trouver un schéma complet. La plupart des schémas ne montrent pas le clitoris, par exemple. Au cours de mes recherches de schémas, j’ai retrouvé des articles sur le fait qu’à l’école, les schémas n’étaient pas toujours complets. Il aura fallu 2017 pour qu’un premier éditeur de manuel scolaire rectifie les schémas dans les livres de SVT. 2017, je trouve ça dingue. D’autres éditeurs ont suivi depuis, mais pas tous. Allez, je referme la parenthèse, un peu de colère sur ce sujet. 

Revenons à nos moutons, pour quelques minutes de description complète. L’appareil génital féminin, il est en partie interne. La partie externe visible s’appelle la vulve, qui regroupe plusieurs structures anatomiques situées à l’extérieur du corps, et je vais te détailler tout cela maintenant.

Tu trouves d’abord le mont Vénus. Il est situé à la partie supérieure de la vulve. Il correspond à un amas graisseux qui recouvre l’os pubien. Il est généralement recouvert de poils pubiens après la puberté et il sert d’amortisseur lors des rapports sexuels. 

Il y a ensuite les grandes lèvres qui sont deux replis cutanés symétriques et charnus qui entourent et protègent les autres structures de la vulve. Elles contiennent les glandes sudoripares et sébacées et sont recouvertes de poils à l’extérieur. 

Il y a aussi les petites lèvres qui sont, elles, situées à l’intérieur des grandes lèvres. Elles sont plus fines, elles ne sont pas recouvertes de poils et elles sont riches en terminaisons nerveuses et en vaisseaux sanguins. Elles forment un repli cutané autour du clitoris et contribuent à l’hydratation de la vulve grâce aux glandes sébacées et les muqueuses qu’elles contiennent. 

Il y a aussi le clitoris qui est un organe érectile très sensible. Il est l’équivalent du pénis chez l’homme. Il est composé d’un gland qui est visible à l’extérieur et d’un corps prolongé par deux branches ou piliers s’étendant en profondeur de part et d’autre de la vulve. Il joue un rôle essentiel dans le plaisir sexuel et il est recouvert en partie par un repli de peau appelé prépuce clitoridien. 

Il y a aussi le vestibule vulvaire, c’est une zone située entre les petites lèvres qui contient plusieurs orifices, le méate utrétral situé juste sous le clitoris, par où s’évacue l’urine, et puis l’orifice vaginal plus large qui mène, lui, au canal vaginal. 

Et on trouve enfin les glandes vestibulaires. Il y a deux sortes de glandes. Les glandes de Bartholin qui sont situées de part et d’autre de l’orifice vaginal. Elles produisent un liquide lubrifiant lors de l’excitation sexuelle. Et puis les glandes de Skene situées près de l’urètre. Elles participent aussi à la lubrification et elles pourraient être impliquées dans l’éjaculation féminine.

On trouve enfin le périnée qui est une zone musculaire qui est située entre la vulve et l’anus. Il joue un rôle clé dans le soutien des organes pelviens et dans la fonction sexuelle et urinaire. Cette région du corps présente une grande diversité anatomique d’une personne à l’autre. Elle a des fonctions multiples allant de la protection des organes internes à la reproduction et au plaisir sexuel.

Voilà pour le tableau de la partie visible du bas. On entre maintenant dans la grotte pour détruire comment c’est à l’intérieur. Ça me fait rire la grotte parce que ça me rappelle que c’est exactement comme cela qu’on visualise le vagin dans la rééducation périnéale. 

L’appareil génital féminin interne comprend plusieurs organes essentiels à la reproduction et aux fonctions hormonales. Allez, je te donne la description détaillée de chaque structure.

Il y a le vagin d’abord. C’est un canal musculo-membraneux qui fait 7 à 10 cm de long et qui relie la vulve au col de l’utérus. Il remplit plusieurs fonctions. C’est l’organe de copulation qui reçoit le pénis et le sperme lors des rapports sexuels. C’est la voie d’évacuation pour les menstruations. Et puis c’est une voie de passage pour l’accouchement, il se dilate considérablement lors du travail, ses parois sont élastiques et tapissées d’une muqueuse riche en plis et en glandes sécrétant du mucus pour maintenir son humidité et son pH acide, ce qui limite les infections. 

Il y a ensuite l’utérus qui lui est un organe musculaire creux, en forme de poire inversée. Il est situé entre la vessie et le rectum. Il mesure environ 7 cm de long pour 5 cm de large, alors ce sont des moyennes bien évidemment. Il est composé de trois parties, le fond utérin qui est la partie arrondie supérieure, le corps utérin qui est la partie principale où l’embryon s’implante et se développe, et puis le col de l’utérus qui est une portion inférieure et étroite qui s’ouvre dans le vagin. Il sécrète une glaire cervicale dont la consistance varie selon le cycle menstruel. Il est plus fluide en période d’ovulation pour favoriser le passage des spermatozoïdes. 

L’utérus a trois couches tissulaires. L’endomètre, la muqueuse interne, se renouvelle à chaque cycle menstruel et sert de nidation à l’embryon. C’est cette partie qui a donné son nom à la pathologie que nous connaissons bien, l’endométriose. Le myomètre qui est une couche musculaire épaisse et qui assure les contractions lors de l’accouchement. Et puis le périmètre, couche externe, qui est une fine membrane qui est très protectrice. 

Ensuite, quand on remonte après l’utérus, on trouve les trompes de Fallope ou les trompes utérines. Ce sont deux conduits d’environ 10 à 12 cm de long reliant l’utérus aux ovaires. Elles jouent un rôle essentiel dans la fécondation. Chaque trompe comprend l’infundibulum, c’est une extrémité évasée près de l’ovaire qui est munie de franges qui captent l’ovocyte lors de l’ovulation. Il y a ensuite l’ampoule tubulaire qui est une zone élargie où généralement a lieu la fécondation. Et puis l’isthme tubaire qui est une portion rétrécie qui mène à l’utérus. Les trompes de phallope sont tapissées d’un épithélium cilié, c’est-à-dire une couche de muqueuse ciliée avec des cils, qui aide au transport de l’ovocyte ou de l’embryon vers l’utérus. 

Enfin, au bout des trompes, on trouve les ovaires qui sont deux organes ovoïdes situés de part et d’autre de l’utérus qui mesurent environ 3 cm de long. Ils ont un double rôle, la production des ovocytes. Chaque mois, un ovocyte mature est libéré au moment de l’ovulation. Et puis, ils ont un rôle de sécrétion hormonale. Ils produisent des oestrogènes et de la progestérone qui régulent le cycle menstruel et la grossesse. Ils ont un rôle primordial dans l’endométriose avec les fluctuations hormonales. Les ovaires contiennent des follicules à différents stades de maturation et lorsqu’un follicule arrive à maturité, il éclate et libère un ovocyte dans la trompe de Fallope au moment de l’ovulation.

Et enfin, on trouve tout au fond le périnée profond qui est un ensemble de muscles et de tissus qui sont situés sous l’utérus et qui soutiennent les organes pelviens. Il joue un rôle dans la continence urinaire et dans la continence fécale ainsi que dans la stabilité des organes internes. C’est vraiment la continuité du périnée, cet ensemble de muscles, c’est très très important que ce soit des muscles qu’on entretient. Voilà la description de notre appareil génital.

Il est très important pour moi cet épisode de podcast parce que plus il y a de conscience de notre corps, plus c’est aisé ensuite de comprendre le fonctionnement, les ressentis, de visualiser où sont situées les lésions, les douleurs et leurs conséquences. Bien se connaître à ce niveau-là, c’est indispensable pour sa santé et pour avoir un comportement actif face à la maladie. Pour moi, bien se connaître là en bas, ça m’a aidé dans les décisions à prendre par rapport à la maladie, sur ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. Quand il a été question d’opération pour moi, je savais exactement ce qui allait se passer, même si dans le cadre d’une opération exploratoire de l’endo, on ne sait pas toujours par avance ce que le chirurgien va trouver en ouvrant.

Idem pour les lésions qui ont été enlevées, c’est facile de les localiser. Si tu sais où elles sont, c’est plus simple aussi pour trouver des solutions pour la douleur. Pour te donner un exemple, si tu souhaites essayer la méthode d’électrostimulation pour atténuer la douleur, c’est important de savoir comment on est faite pour poser les électrodes au bon endroit. Pareil pour un massage, pour savoir où et quoi masser.

Bref, c’est l’une des bases et j’espère que cet épisode t’aura aidé à mieux comprendre comment ton corps est fait. Peut-être qu’il t’aura aussi aidé à lever des tabous que tu auras osé te regarder pour être en harmonie avec cette partie de toi. Et finalement, cet épisode s’adresse à bien plus large que toi et moi, atteinte d’endométriose. C’est un épisode pour toutes celles qui veulent se connaître, malades ou pas, alors n’hésite pas à en parler autour de toi.

Il peut être utile pour avoir une description claire et simple de nos organes génitaux. Il peut aussi aider à la transmission, je pense à des parents qui pourraient ne pas être très à l’aise avec le sujet. Cet épisode pourrait leur servir de base pédagogique. Cet épisode pourrait devenir un indispensable et je suis très heureuse d’avoir pu te présenter comment c’était là en bas.

Et si cet épisode t’a plu, n’hésite pas surtout à venir me le dire en commentaire et à mettre 5 étoiles sur le podcast. Si tu penses qu’il pourrait intéresser ou aider quelqu’un, partage-le. Et si tu souhaites que j’aborde un sujet spécifique concernant l’endométriose, viens me le dire. Merci de m’avoir écoutée et je te donne rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de L’endométriose au quotidien. Bye bye !

Liens utiles :

J’espère que tu as aimé cet épisode et que tu y as trouvé des ressources pour alléger ta vie et avancer pas à pas pour mieux vivre au quotidien avec l’endométriose. Si c’est le cas, je t’invite à mettre 5 étoiles à l’épisode et à le partager autour de toi. Tu peux aussi me laisser un commentaire auquel je répondrai avec plaisir.

Et si tu veux aller encore plus loin, je te propose de t’abonner à mon infolettre endo, de faire partie de mon groupe Facebook privé dédié à l’endo et de me suivre sur les réseaux. Je mets tous les liens dans la description. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode. Bye bye !

Stéphanie est allée au-delà des séances classiques en naturopathie car elle s’est inscrite pour moi comme une véritable coach afin de me relancer dans l’action, au travers des résultats obtenus (perte de poids, confiance en moi, dynamisme…).

C’est sa façon de mener le suivi des séances, ses comptes rendus adressés par e-mail après chaque séance et les recherches qu’elle effectue pour valider la pertinence de tel ou tel complément alimentaire, son adaptabilité à mes demandes et surtout sa patience qui ont fait toute la différence.

- Marie

Reprenez le contrôle de votre santé !

Je suis heureuse de vous accueillir dans mon cabinet, où nous travaillerons ensemble pour améliorer votre santé de manière naturelle. Vous découvrirez ainsi les bienfaits d'une approche holistique de la santé.