Pourquoi ai-je mal même en dehors de mes règles ? Quelle est la différence entre adénomyose et endométriose ? Quelle prise en charge médicale ? Pourquoi on ne voit rien à l’IRM ?
Je vois souvent ces questions passer dans les communautés ou même au début de mes accompagnements. Et souvent, je constate qu’il y a peu de clarté, notamment avec toutes les réponses que l’on peut trouver et qui peuvent être aussi contradictoires. Alors si tu te poses toi aussi une ou plusieurs de ces questions, et bien cet épisode est là pour toi.
On se retrouve de l’autre côté tout de suite.

Bienvenue sur le podcast « L’endométriose au quotidien », dédié aux femmes qui veulent améliorer leur vie avec l’endométriose. Ici, tu trouveras des propositions, des informations et des partages pour vivre avec plus de liberté chaque jour. Ce podcast est une source pour t’encourager à prendre en main ta santé, ne pas laisser la maladie décider à ta place, pour aller de l’avant et vivre pleinement ta vie avec joie et légèreté.
Je suis Stéphanie Delmas-Bellaud. Je vis avec l’endométriose et je suis naturopathe, formatrice, énergéticienne Reiki, spécialisée dans l’accompagnement naturel de l’endo.
Je te dis à tout de suite dans l’épisode et bonne écoute !
Retranscription de l’épisode 7
Hello hello, bienvenue dans cet épisode du podcast L’Endométriose au quotidien. Je suis ravie de te retrouver encore une fois aujourd’hui pour un nouvel épisode. En plus, il fait très très beau aujourd’hui. Je t’avoue que je dis toujours que le temps qu’il fait dehors m’impacte peu. Mais là, on a quand même passé plusieurs semaines, plusieurs mois sous la pluie et le soleil qu’il fait aujourd’hui me met tout en joie. En joie aussi de te présenter un épisode un peu différent alors quand tu l’écouteras ce sera peut-être pas pour tout de suite parce qu’il y a un petit décalage entre l’enregistrement des épisodes et puis la mise à disposition sur les plateformes. Aujourd’hui ça sera un format différent, un format question-réponse autour des interrogations que j’entends le plus souvent, notamment en accompagnement, mais aussi dans la communauté de l’endométriose en général. Ce sera un épisode très concret, orienté naturopathie, hygiène de vie, compréhension du corps, toujours avec nuance et bienveillance, bien sûr.
Je ne sais pas encore à combien de questions je vais pouvoir répondre. J’ai fait une liste et puis en fonction du temps de réponse, je verrai à quel moment je stoppe l’épisode et puis peut-être qu’il y aura de quoi faire un épisode suivant, voire que ce soit un épisode récurrent de faire des questions-réponses. Allez, c’est parti pour les questions.
Question numéro 1 – Pourquoi ai-je mal en dehors de mes règles ?
C’est une question que j’entends énormément. On imagine souvent que la douleur de l’endométriose est strictement liée aux règles, mais dans la réalité, beaucoup de femmes ont mal à différents moments de leur cycle, voire tous les jours, voire tout le temps. Il faut comprendre que l’endométriose ce n’est pas qu’une maladie hormonale ou qu’une maladie gynécologique, c’est aussi une maladie inflammatoire.
Et quand l’inflammation devient chronique, c’est-à-dire qu’elle s’installe, les tissus et les nerfs se sensibilisent, un peu comme un système d’alarme qui devient trop réactif et qui se met à sonner tout le temps. Les douleurs ne sont alors plus forcément associées aux périodes de menstruation, mais peuvent intervenir à d’autres moments du cycle. De plus, certaines de ces douleurs deviennent ce qu’on appelle des douleurs neuropathiques. Une douleur neuropathique, c’est une douleur qui vient du système nerveux lui-même.
Habituellement, la douleur apparaît parce qu’un tissu est abîmé ou parce qu’il est inflammé, comme un muscle, un organe, une articulation. Mais dans la douleur neuropathique, c’est le nerf qui envoie un signal de douleur anormale, même parfois sans lésion visible. Les femmes que je peux rencontrer décrivent souvent des sensations très particulières, comme des brûlures, des décharges électriques, des picotements ou des fourmillements, ou parfois encore des choses bien plus intenses. Dans l’endométriose, cela peut arriver quand les lésions ou les adhérences qui se sont créées irritent certains nerfs, et notamment dans la zone pelvienne, on sait que cette zone du bassin et du bas du corps est très impactée par l’endométriose. Et puis là, il y a plein de tissus différents, plein d’organes différents, tout ce petit monde doit cohabiter, et puis parfois il y a des lésions et des adhérences, et ça amplifie les choses. Le système nerveux, il devient dans ces cas-là plus sensible, et il peut lui-même amplifier la douleur, c’est-à-dire qu’il va répondre encore plus à ce qu’on appelle les stimuli de la douleur. Et c’est pour ça que certaines douleurs persistent même en dehors des règles. Ce n’est pas seulement l’inflammation, c’est aussi le système nerveux qui est mis en alerte permanente.
Pour mieux comprendre, tu peux imaginer le système nerveux comme un système d’alarme dans une maison. Normalement, l’alarme se déclenche seulement quand il y a un vrai problème, par exemple une fenêtre cassée ou une intrusion. C’est la douleur normale. Elle signale qu’il se passe quelque chose dans ton corps.
Mais dans certaines situations, comme avec l’endométriose ou les douleurs neuropathiques, le système d’alarme devient trop sensible. Il peut se déclencher pour rien, un courant d’air, une vibration, ou même sans raison apparente. Le système nerveux s’est en sorte réglé sur un mode d’hypervigilance, et le résultat, c’est que la douleur peut apparaître plus facilement, elle peut être plus intense et elle peut parfois durer plus longtemps que le problème initial. En naturopathie, puisque tu sais que mon métier c’est d’être naturopathe, on va chercher, quand on fait un suivi de l’endométriose, à réduire cette inflammation à la source.
On essaie toujours d’aller à la source du problème, parce que c’est bien plus simple. Dans le courant des choses, c’est plus judicieux d’aller directement à la source. J’aime bien prendre l’exemple d’un tuyau qui fuit. À un moment, il faut aller fermer le robinet. Cette inflammation à la source, on peut notamment gérer ça, avec l’alimentation anti-inflammatoire, avec la prise de compléments alimentaires comme les oméga-3, avec les épices aussi comme le curcuma ou le gingembre, et avec tout ce qui apaise le système nerveux.
Donc là je parle d’alimentation, mais on peut parler aussi effectivement de la gestion du stress, de faire de l’exercice physique dans le cadre des moyens qu’on peut en faire, c’est jamais facile de faire de l’activité physique avec l’endométriose, mais on peut commencer petit à petit à en faire, en tout cas tous ce qui apaisent. Et quand on combine gestion de l’inflammation, gestion du stress, gestion du sommeil, et puis des bons compléments alimentaires qui viennent aider à tout ça, on réduit l’inflammation et il y a de fortes chances de réduire la douleur.
Moi, c’est mon cas. Aujourd’hui, je vis avec pratiquement aucune douleur. J’ai une gêne tout au plus. Et si tu as déjà écouté des épisodes, tu sais, si tu as entendu mon histoire. Si tu ne l’as pas entendu, c’est dans les tout premiers épisodes. Je crois que c’est dans l’épisode 3, 2 ou 3 du podcast où je te raconte mon histoire. Voilà, moi, j’étais pliée en deux à peu près 10 jours par mois. Et aujourd’hui et bien il n’y a plus grand chose.
Voilà pour cette question 1, j’espère que ça t’apporte des éléments de réponse. Et puis on va passer à la question suivante.
Question 2 – Quelle est la différence entre endométriose et adénomyose ?
C’est une question qui revient très très très souvent. Alors les maladies, elles sont proches mais elles ne se situent pas au même endroit dans ton corps. Dans l’endométriose, ce sont des cellules qui ressemblent à celles de la muqueuse de l’utérus, qui s’appelle l’endomètre, qui vont se développer en dehors de l’utérus. Par exemple, sur les ovaires, les ligaments du bassin, l’intestin, le péritoine et bien d’autres zones, on sait que l’endométriose, ce sont des cellules qui peuvent s’implanter même jusqu’au cerveau parfois.
Donc elles vont aller s’implanter à l’extérieur de l’utérus. Dans l’adénomyose, ces cellules vont rester au niveau de l’utérus, et plus précisément dans le muscle de l’utérus, que l’on appelle le myomètre. C’est pour ça qu’on nomme adénomyose. Elles vont vraiment s’installer là.
C’est un peu comme si la muqueuse de l’utérus, donc l’endomètre, s’infiltrait un peu dans la paroi musculaire, dans le myomètre. Les symptômes peuvent se ressembler avec des règles très douloureuses, des règles qui sont abondantes, parfois des règles avec des caillots, ce genre de choses pas très agréables, et puis des douleurs pelviennes, de la fatigue, je ne vais pas te refaire tous les désagréments de la vie avec l’endométriose et l’adénomyose. Et puis avec l’adénomyose aussi, il peut y avoir des risques d’anémie, puisque s’il y a des pertes abondantes, le taux de fer peut baisser, donc on fait en plus attention à ça.
Et il est possible que certaines femmes puissent avoir les deux en même temps. C’est assez fréquent que les femmes présentent de l’endométriose et de l’adénomyose. La différence principale, c’est donc finalement l’endroit où les cellules qui ressemblent aux cellules de l’endomètre se développent. Voilà, c’est une question qui est simple, mais au moins, là c’est clair.
Adénomyose, on reste au niveau de l’utérus et du muscle utérin. Endométriose, c’est partout ailleurs. Voilà pour la question 2.
Question numéro 3 – Est-ce que la ménopause stoppe l’endométriose ?
C’est une question très fréquente. Pendant longtemps, on pensait que oui, parce que l’endométriose est une maladie avec une partie hormonodépendante, c’est-à-dire qu’elle dépend de la fluctuation de nos hormones. Elle est notamment liée à la fluctuation des œstrogènes. À la ménopause, la production d’œstrogènes par les ovaires diminue fortement, on a moins d’œstrogènes et le cycle s’arrête, et donc on pensait que ça stoppait l’endométriose. Chez beaucoup de femmes, les symptômes effectivement s’atténuent au moment de la ménopause, en particulier les douleurs. Souvent on constate une diminution, voire une disparition des douleurs. Et je vois beaucoup, et même moi, je me dis souvent vivement la ménopause, comme ça au moins je saurais si je serais toujours impactée ou pas.
Mais ce n’est pas systématique, certaines lésions d’endométriose peuvent continuer à produire localement des oestrogènes, et elles peuvent aussi surtout rester inflammatoires, elles peuvent aussi avoir provoqué des adhérences qui vont rester, et donc dans ces certains cas, il y a des douleurs qui peuvent persister au moment de la ménopause, même si c’est moins fréquent. Il faut aussi prendre en compte les situations où les femmes prennent un traitement hormonal pour pallier les inconvénients de la ménopause, et ce traitement peut, puisqu’il est constitué souvent d’un apport en oestrogène, réactiver certains symptômes. Donc la ménopause peut améliorer des choses pour beaucoup de femmes, mais ce n’est pas une garantie de la disparition complète de la maladie.
Je profite de cette question 3 pour faire un parallèle intéressant avec la grossesse, parce que aussi pendant longtemps, on a entendu que la grossesse soignait l’endométriose. En réalité, les choses, on le sait aujourd’hui, sont plus nuancées. Pendant la grossesse, tu le sais, les règles s’arrêtent, puisque le cycle s’arrête, et donc l’environnement hormonal change beaucoup. Et donc il y a beaucoup de femmes qui ressentent une amélioration temporaire des symptômes et notamment des douleurs.
Et ça ne signifie pas là encore que la maladie disparaît puisque les lésions existent toujours, elles sont toujours présentes et les symptômes peuvent réapparaître et réapparaissent très souvent après l’accouchement avec des degrés d’intensité différents. Il peut y avoir des symptômes qui ont diminué et d’autres qui ont augmenté. Donc la grossesse peut modifier les symptômes, parfois les améliorer, mais ce ne sont pas des traitements de l’endométriose. Voilà pour cette question 3, on va passer à la suite.
Question 4 – Comment gérer la fatigue chronique ?
La fatigue chronique, c’est une des choses très impactantes dans l’endométriose. Je croise la grande majorité des femmes qui ont de l’endométriose avec des symptômes invalidants. Elles me disent « je suis crevée et j’ai beau essayer de dormir, de toute façon ça ne change rien, je suis fatiguée en permanence ».
Alors c’est normal parce que la douleur fatigue, l’inflammation fatigue. Quand on ne dort pas, on accumule du retard de sommeil et ça devient très compliqué. Et puis le corps lutte contre l’inflammation, donc ça lui demande beaucoup d’énergie de lutter contre l’inflammation. Et puis il y a moins d’énergie disponible pour le reste.
Et la fatigue dans l’endométriose doit être prise comme quelque chose qui provient de facteurs multifactoriels. Comme je viens de le dire, ça peut être les douleurs, soit dans la journée, soit la nuit, qui empêchent de dormir, l’inflammation permanente, ça peut être une anémie aussi, s’il y a des pertes menstruelles importantes, il peut y avoir un manque de fer, et on a besoin de faire pour être en pleine forme. Ça peut venir aussi de troubles digestifs.
Quand on est quatre, cinq, six fois par jour ou par nuit aux toilettes parce que le tube digestif se vide, effectivement ça engendre de la fatigue aussi. Et puis dans ces cas-là, quand le système digestif est mal en point, eh bien, il a du mal à absorber les nutriments, et pour lutter contre la fatigue, le corps a besoin de nutriments, donc s’il n’en a pas, ça va entretenir cette fatigue. C’est pour ça d’ailleurs qu’on parle de fatigue chronique dans l’endométriose, parce que c’est une fatigue qui s’installe. Elle est là, elle va rester là. C’est vraiment tout un processus à mettre en place, c’est long de sortir de la fatigue chronique.
Moi, il m’a fallu trois ans. Trois ans, à partir du moment où j’ai dit « ok, c’est bon, on y va, je vais mettre en place ce dont mon corps a besoin pour sortir de cette spirale infernale », et la fatigue chronique où j’ai mis trois ans à revenir à un état de fatigue qui est normal quand il y a une activité trop importante ou des grosses journées, et ça demande à moduler tout le temps son activité, son emploi du temps, et à se réserver des plages pour ne pas retomber dans la fatigue chronique.
Alors, on peut agir sur plusieurs plans, puisqu’il y a le facteur multifactoriel de la fatigue. Alors, un bilan sanguin qui permet de voir s’il y a des déficits en vitamine, notamment en vitamine D, en vitamine du groupe B aussi, qui sont importantes, et puis vérifier le fer pour voir s’il n’y a pas d’anémie. On peut jouer sur la qualité du sommeil, donc remettre en place des routines pour que le sommeil soit meilleur, soit mieux géré. Quand il y a des douleurs, je sais que ce n’est pas facile, mais peut-être essayer de gérer le sommeil la nuit, mais de le couper avec du sommeil de jour, avec des siestes aussi.
Donc vraiment réguler le sommeil, manger suffisamment de nutriments. On a parlé des vitamines, mais il n’y a pas que les vitamines, il y a aussi les minéraux. Il y a aussi les bonnes protéines, les bons gras, les bons sucres, pour avoir un apport qui soit correct et qui ne fatigue pas le corps. Le corps, dans l’endométriose, il puise des réserves, il a vraiment besoin de beaucoup de choses pour lutter contre l’inflammation, lutter contre la douleur.
Ça bouffe les piles, comme on dit. Donc la batterie se décharge très très vite. sans cesse alimenter cette batterie pour ne pas tomber dans le cercle vicieux de la fatigue. On vient soutenir aussi le microbiote si la digestion est perturbée, parce que comme je le disais tout à l’heure, si la muqueuse intestinale est dégradée, l’intestin ne va pas bien absorber les nutriments et on aura des déficits en nutriments pour alimenter la batterie.
Et puis la base en complément alimentaire, c’est de commencer par le magnésium et l’oméga 3. C’est la base pour soutenir le système nerveux, et ça c’est important. On parle souvent dans l’endométriose, parce qu’on ne connaît pas bien, on parle souvent de fatigue inexpliquée. Mais en réalité elle est très expliquée. On peut agir sur plein de choses et puis on connaît les facteurs et l’origine de cette fatigue.
En naturo, je propose de faire de toute façon un bilan complet avec une phase d’observation de cette fatigue afin de vraiment conseiller au plus près les besoins de chaque femme qui vient de me voir. C’est quelque chose qui fait partie de la prise en charge globale de l’endométriose, de la fatigue chronique. Voilà pour la question 4.
Question 5 – Est-ce que l’alimentation peut vraiment changer quelque chose ?
La réponse est courte. Très souvent, oui. Mais pas forcément chez tout le monde et jamais du jour au lendemain, c’est un travail sur le long cours.
L’alimentation c’est l’un des leviers les plus accessibles pour agir sur l’inflammation. Beaucoup de femmes ressentent une réduction nette de leur douleur quand elles ajustent l’inflammation avec l’alimentation. Les grands axes pour l’alimentation, c’est réduire le sucre rapide et les produits ultra transformés, observer son rapport au gluten et aux produits laitiers, c’est pas systématique mais c’est fréquent, et puis augmenter les portions en légumes verts, en fibres douces, en oméga 3, en épices anti-inflammatoires, avoir cette alimentation qu’on appelle anti-inflammatoire pour mieux gérer.
Alors ce n’est pas une solution miracle, mais c’est très souvent le premier levier que j’active pour aller mieux. J’ai eu pour ma part une période de restriction alimentaire vraiment très stricte. Au tout départ, quand je me suis prise en main pour gérer naturellement l’endométriose, c’était pas de gluten, pas de lait, pas d’alcool. On n’y pense pas, mais l’alcool, ça fait flamber, en fait, au niveau du corps. Peu de sucre, je pense qu’elle était nécessaire pour moi, afin de remettre le compteur à zéro au niveau alimentaire.
Et puis, je suis restée sur cette période très stricte à peu près à peine deux ans mais quand même. Aujourd’hui, je fais toujours attention mais il n’y a plus de contraintes parce que c’est devenu la base de mon hygiène de vie. J’ai réintroduit la plupart des aliments en quantité et en qualité étudiées et sans que cela ait des conséquences néfastes sur les douleurs. Et si tu me suis, tu sais que je vis sans douleur désormais.
Donc c’est vraiment quelque chose à ajuster et je suis convaincue qu’il y a besoin vraiment de cette période un peu longue certes, mais de restrictions alimentaires pour pouvoir en faire une base en fait et que le corps en fait se fasse un reset et se remette à zéro. Mais c’est vraiment un grand levier, l’alimentation. J’ai d’ailleurs, alors je ne sais pas s’il est encore sorti ou s’il sortira après cet épisode-ci, mais il y aura un épisode sur l’alimentation anti-inflammatoire, un épisode complet. Donc je t’invite à aller regarder du côté de la liste des épisodes qui sont déjà disponibles. Voilà pour la question 5.
Question 6 – Comment on pose le diagnostic de l’endométriose ?
Vaste question, parce que comme tu le sais, l’errance médicale en ce qui concerne l’endométriose est estimée entre 7 et 10 ans. Dix ans pendant lesquels les questions restent sans réponse, au point que certaines d’entre nous se font encore dire que c’est dans notre tête. Mais bien sûr !
Le parcours médical classique actuel, c’est le diagnostic clinique par ces questions. Le médecin généraliste ou spécialiste, ou la sage-femme aussi, va voir quels sont les symptômes qui tendent vers l’endométriose. Ensuite, l’examen qui est préconisé, c’est une échographie, souvent endopelvienne, c’est-à-dire que le radiologue insère une sonde échographique dans le vagin afin d’explorer toute la zone pelvienne. C’est un examen qui n’est pas très agréable et plutôt invasif, surtout s’il est fait au moment où il y a des douleurs. Si rien n’est visible à l’écho, le protocole, ensuite, c’est que le médecin demande une IRM. Là, les expériences et les retours des femmes sont très variés. Et puis, il y a beaucoup de “avec produits”, “sans produits”, etc. Donc, ça dépend des centres d’IRM. Et puis enfin, la dernière option, c’est celle de l’opération exploratoire par coelioscopie, sous anesthésie générale, le chirurgien va aller voir ce qu’il se passe vraiment au niveau des lésions d’endométriose.
C’est ce qui est proposé en dernier, mais c’est là où le médecin va pouvoir vraiment voir l’état, le nombre de lésions et où elles sont situées. Pour l’exemple, en ce qui me concerne, je vous parle souvent de mon expérience, rien n’était visible à l’échographie; à l’IRM, une endométriose profonde à gauche au niveau de l’ovaire et du ligament hétérosacré avait été diagnostiquée. Il n’y avait rien à droite à l’IRM et à la coelioscopie exploratoire ensuite qui a également permis d’aller gratter et d’enlever les lésions d’endométriose. En fait, j’en avais autant à droite qu’à gauche alors qu’à l’IRM, celles de droite, on ne les voyait pas.
L’important pour chaque femme, c’est de rechercher des spécialistes qui sont formés à l’endométriose, car malheureusement, si ce n’est pas le cas, ces examens ne peuvent être pas lus correctement et pas analysés correctement, et vous pouvez ressortir avec un examen qui dit qu’il n’y a rien, alors que ce n’est pas le cas. Donc en tout cas, ça c’est les examens importants et c’est important d’aller les faire pour poser le diagnostic, pour savoir où on en est et puis d’aller régulièrement contrôler tout ça pour voir l’évolution de la maladie. Et puis enfin, depuis peu, il y a le test salivaire qui, à l’heure où j’enregistre cet épisode, est dans une deuxième phase d’expérimentation en France afin d’obtenir enfin une possible prise en charge.
Donc je n’ai pas personnellement testé parce que je ne rentre pas dans les critères d’essai. Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit dans un épisode, mais moi j’ai passé la cinquantaine, et donc je crois que ça s’arrête à 45 ans, les essais pour le test. Les retours des femmes que je lis sont plutôt mitigés, parce que finalement, comme dans l’ensemble des examens faits pour le diagnostic, il s’avère qu’il y a des positifs, mais il y a aussi apparemment des négatifs qui devraient être positifs, donc, mais c’est en phase de test, et je pense que c’est une belle avancée, c’est en tout cas moins invasif que tout ce dont je t’ai parlé juste avant.
Je pense que c’est indispensable que ce test, qui a été mis au point par une société française il me semble, soit remboursé. Cela ferait moins de dépenses médicales de rembourser un test, même si effectivement il est cher, je crois qu’il est aux alentours de 800 euros, mais comparé à une échographie, une IRM ou encore une chirurgie, ça n’a rien à voir au niveau de la prise en charge. En tout cas, pour toutes celles qui sont en errance médicale, surtout ne baissez pas les bras, je sais que c’est dur, le parcours est souvent long, mais de plus en plus de structures, de prises en charge spécifiques se développent, et ça c’est vraiment bon signe, donc n’hésitez pas à chercher, et puis allez voir aussi sur les réseaux, que ce soit avec les associations qui ont des annuaires de référents. Bon courage là-dessus. C’était pour la question 6.
Question 7 – Quelle est la meilleure plante contre les douleurs ?
Ah la fameuse plante miracle ! Moi comme je suis naturopathe, c’est vraiment la question qu’on me pose. C’est qu’est-ce que je peux prendre comme plante ?
Et je dis souvent il n’y en a pas de plante miracle. Tu es d’accord que ça se saurait s’il y avait une plante exclusive pour l’endo et ses symptômes ? L’info se serait propagée très vite en tout cas. En revanche, il existe des plantes très utiles parce qu’elles vont agir sur toutes les causes de l’endométriose.
Alors je t’en cite quelques-unes, c’est pas une liste exhaustive, il y a plein d’autres choses à mettre en place, et c’est pas des choses qui marchent forcément pour toutes, mais c’est des choses à essayer. Donc par exemple, les plantes utiles à utiliser et à essayer, le curcuma, le gingembre ou la boswellia pour l’inflammation, ça marche bien. Pour accompagner le foie, on peut partir sur du chardon-marie ou du romarin. Pour les spasmes, vous savez cette douleur qui fait comme une contraction, qui commence tout doux, et qui monte, et qui monte, et qui monte, et qui monte, et après qui descend, et puis on sait que dans 5-6 minutes ça va repartir, etc. Il y a l’achillée millefeuille ou le basilic pour calmer les spasmes. Et puis parfois le gattilier pour l’équilibre hormonal, mais attention, ça ne convient pas à tout le monde. En tout cas, une que je déconseille en revanche sur l’endo, on dit souvent que c’est la plante féminine par excellence parce qu’elle est faite de la régulation hormonale, c’est la sauge. Le problème avec la sauge, c’est qu’elle va mimer l’action des œstrogènes, on dit qu’elle est œstrogène-like, et dans l’endo, on n’a pas besoin de plus d’œstrogène.
Donc celle-ci, quand on a de l’endo, pour toutes les autres femmes c’est ok, pour la régulation hormonale, mais pour les femmes qui ont de l’endo, je ne conseille pas la sauge. Voilà pour la question 7.
Voilà, je pense avoir fait le tour des premières questions courantes sur l’endo. Je pensais pas faire un épisode aussi long, mais je pense que c’est un format que je vais renouveler parce qu’il y a encore plein de questions. Donc j’espère en tout cas qu’il t’aura plu. Et si cet épisode t’a plu, n’hésite pas à venir me le dire en commentaire, et puis à mettre 5 étoiles sur le podcast, et si tu penses qu’il pourrait intéresser ou aider quelqu’un, partage-le, et si tu souhaites que j’aborde un sujet spécifique concernant l’endométriose bien sûr, viens me le dire, soit dans les notes de l’épisode ou je suis joignable aussi sur les réseaux, tu peux me trouver facilement. Donc merci de m’avoir écoutée et je te donne rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de l’endométriose au quotidien.
Bye bye ! Et je te dis que la vie ne s’arrête pas à l’endo, elle fait partie du voyage. Continue à écouter ton corps car tu es plus forte que ça !
J’espère que tu as aimé cet épisode et que tu y as trouvé des ressources pour alléger ta vie et avancer pas à pas pour mieux vivre au quotidien avec l’endométriose. Si c’est le cas, je t’invite à mettre 5 étoiles à l’épisode et à le partager autour de toi. Tu peux aussi me laisser un commentaire auquel je répondrai avec plaisir.
Et si tu veux aller encore plus loin, je te propose de t’abonner à mon infolettre endo, de faire partie de mon groupe Facebook privé dédié à l’endo et de me suivre sur les réseaux. Je mets tous les liens dans la description. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode. Bye bye !